
Il est 19h15
quand le groupe ELEVENTH PLAGUE entre
en scène. Ce groupe a fait déjà la première partie
de GWAR en mars dernier à La Locomotive. Un grand et joli backdrop
aux couleurs du combo est bien visible, on ne risque pas de se tromper ainsi
pour savoir qui joue. Musicalement, c'est du Heavy Metal proche du Hard Rock.
La voix de Jérémie Plu est forte agréable. Le bassiste
Jérôme Autenzio communique parfois avec nous pour étayer
ce que dit Jérémie. "King of a day" est un morceau
qui parle de la télé réalité. Pour "Killer
garden dwarves", nous est présenté avec un invité
en la personne d'un nain de jardin. Le vocaliste nous dit que celui-ci tue
les gens la nuit tombée. Ce morceau comprend une partie humoristique
connue mais je n'ai pu retrouver son titre pourtant connu. A la fin de la
chanson, on applaudit le nain de jardin. Du coup, on nous demande de crier.
Jérémie nous incite à l'imiter au niveau vocal et s'il
est facile au début de le suivre, ce ne sera plus le cas vers la fin.
Le sieur possède une grande maîtrise technique!! Fin du show
à 19h50.
Setlist: Dunes of despair / Steel united / King of
a day / Killer garden dwarves / Pharaoh / Dying tomorrow
Au tour d'HEVIUS de jouer !! Le groupe
francilien est toujours bien accueilli lorsque je le vois et les musiciens
le méritent. David et ses musiciens font du Heavy Metal chanté
en français. Il n'y a qu'une guitare et des claviers, ce qui donne
un style pas trop proche de ce que l'on pourrait en attendre. Un "bonsoir,
ça va ?" de bonne augure pour la présentation et c'est
parti! Le son des claviers de Fabio n'est au départ pas trop bon mais
celà va s'arranger au gré de la troisième chanson. David,
nous présente une petite surprise, qui n'est non pas encore un nain
de jardin mais une reprise et c'est "Wherever I may roam" de MetallicA
qui est choisie avec une curieuse introduction au synthétiseur. Un
nouveau morceau "Liberté" à paraître sur le
second album nous est présenté et il reste dans la veine de
leur premier album 'Derrière la lumière.... Pas mal de spectateurs
chantent sur "Nous sommes les rois", dernière chanson jouée
et qui contient un refrain assez entraînant.
Setlist: Une autre vie / L'envie / De l'autre côté
du miroir / Wherever I may roam (reprise de MetallicA) / Liberté /
Nous sommes les rois
Pas mal de gens semblaient venus pour HEVIUS puisqu'une partie du public
partira après leur prestation. Dommage, les deux groupes qui font suivre
sont vraiment bons et tant pis pour eux. La musique qui fait office de fond
sonore est celle des géants de LED ZEPPELIN.
20h55 et on enchaîne: THUNDERBOLT
est un quatuor Norvégien qui pratique un Heavy Metal pêchu. La
voix de Tony 'Thunder' Johannessen est très très bonne et le
nouveau batteur, Ole Kristian Løvberg joue de façon très
vigoureuse!!Deux guitaristes, Frank et Geir armé d'une Explorer pour
l'un et d'une Les Paul pour l'autre, qui nous joue des riffs très avenants.
Tony nous demande de participer au refrain de "We will survive"
avec trois mots pas trop compliqués à mémoriser mais
nous ne l'aiderons pas trop dans cette tâche consistant à chanter.
Le set se termine à 21h35, et ce fût une très bonne performance.
Setlist: Call out the lions / Love and destruction
/ Demon's and diamonds / Hididelity heartbreak / Heavy Metal thunder / We
will survive / Bad boys / Lidless eye / Crucified
SABATON entre en scène à
21h55. Le chanteur Joakim Borden a toujours son tee shirt à plaques
de métal, comme la précédente fois où je l'avais
vu en première partie de THERION à l'Elysée Montmartre.
Ce groupe suédois à deux guitares et un clavier pratique un
Power Metal avec parfois des influences symphoniques. Joakim est une pile
électrique sur scène plus proche du modèle alcaline que
de la saline. Il assure vraiment en tant que showman. Les chansons défilent
et sont pour la plupart tubesques avec de bons refrains mémorisables.
Le vocaliste s'amuse en nous disant qu'il n'aime pas le vin mais la Kanterbrau
ou nous présente une nouvelle ballade qui est en fait un autre morceau
de Power Heavy très puissant. Joakim, oui toujours lui, profite d'un
break durant "Into the fire" pour nous faire des grimaces. Sur "Rise
of evil" très appuyé en terme de parties claviers, le bassiste
Par et les guitaristes Rikard et Oskar sirotent des bières. Joakim
singe son claviériste avec gaieté et s'adonne à l'air
guitar. Après l'assez dantesque " Primo victoria ", le leader
nous demande si l'on désire que le groupe parte. Nous répondons
bien sûr un "Non!" intègre. La dernière chanson
jouée est la fameuse "Metal crue" mais il m'a semblé
qu'elle était différente de sa version studio comme intégrant
un autre morceau non reconnu par mes soins. Joakim tire la langue à
un de ses guitaristes et le set se termine ainsi, une soirée devant
avoir lieue peu après.
Setlist : Metalizer / Panzer battalion / In the name
of God / Hail to the king / Into the fire / Attero dominatus / Rise of evil
/ Primo victoria / Metal crue
Un très bon concert avec d'excellents groupes avec un public assez
peu nombreux.